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C'était un jour, c'était hier
Aujourd'hui 16 Novembre, la Provence est un peu fraîche, mais le ciel est bleu et la lumière apporte sa gaité au coeur surtout quand le vent semble enfin se calmer un peu. J'ai beau m'être levé du bon pied, mais ... au fait, c'est lequel car quand je les regarde, ils se ressemblent sauf que l'un est le miroir de l'autre ? J'ai beau, donc, je ne me sens pas complètement heureux quand tant de choses me dérangent.
Depuis que je suis à la retraite, je fais seul les courses pour éviter à Martine qui travaille encore d'avoir à les faire et même que je m'applique à ce que le repas soit là quand elle rentre de sa journée ! Alors que j'habite dans une zone de production et que quelques tomates restent encore à mûrir dans mon jardin, j'ai osé acheter qques tomates à farcir. Pour 8 tomates, j'ai payé 8,53€ ! Et la Télé vous serine de manger tant et plus de fruits et de légumes ...
J'ai la nostalgie du temps où un certain Nicolas était sinistre des Finances et avait négocié avec les distributeurs une stabilité des prix dontl e même ayant un autre poste (président Célibataire) désormais ''semble'' ne rien avoir à faire.
Je suis assez ancien pour me souvenir qu'en 1975 Raymond Barre disait sur l'A2 qu'il faudrait que les français acceptent de payer ''les choses'' le prix qu'elles valent. Il n'avait pas faux sauf que depuis la même date, (fin des 30 glorieuses) nous payons tout au prix fort sauf une denrée tellement malmenée : le travail.
C'est en 76 que la part des entreprises vers les salaires a basculé de 30 à 25% puis sous Fabius de 25 à 23 pour passer, avec Balladur de 23 à 20 !
Le travail est devenu sous payé alors que l'on vous explique que les hausses (comme celle de l'essence) sont dûes au fait que ce qui est rare est cher. Mais n'est-ce pas justement le cas du travail ? Or le travail est rare et sous-estimé. Laissez un patron sans employés pendant une semaine et il pointera au chômage ! Lui aussi ! Pour cause de ''flux tendus''.
Mes amis, je crois que nous nous trompons de combat car ceux qui nous invitent à combattre s'interrogent sur le fonctionnement du système au lieu de le faire évoluer.
Vous avez tous conscience de ce que disent les chiffres même si ce n'est pas l'INSEE, forcément servile : la France reste un pays riche où les français sont pauvres. Normal ?
Moi, je pose une question en apparence toute bête destinée à faire réfléchir et réagir, s'il vous plait :
Nous avons tous conscience que les progrès technologiques raréfient de plus en plus l'offre de ''postes de travail'' et mesurons que quand une entreprise investit dans un équipement, la compensation se fait par une réduction d'effectif. La ''Société'' reste riche, le travailleur licencié est mis au ban.
Alors je vous soumets une idée :
Votre patron vous ''offre'' des tickets restaurant, parfois même des chèques vacances. Pourquoi pas des ''actions France'' qui feraient qu'en fonction de vos annuités leur nombre compensent les méfaits d'un licenciement d'une société devenue riche grâce à vous ?
Merci, réagissez dites-moi que la France est encore celle que mes parents m'ont apprise, celle pour laquelle en Août 45 quand ma Mémé m'avait cousu un drapeau tricolre au bout d'une épingle à tricoter et que nous descendions de Montmartre, ma ville de naissance, pour aller vers la Concorde je refusais de donner mon fanion à un mec menaçant qui voulait me le prendre (mes parents ne savaient pas que le nord de Paris n'était pas encore libéré.
J'ai un autre souvenir (un ? non des dizaines) assez dingue de cette époque cahotique. Un jeudi matin, donc pas d'école, j'étais descendu pour peindre le joli prunus qui habillait la palissade au croisement de la rue Berthe et de la rue Chappe. Un soldat américain m'a acheté ma peinture pour 5 francs. A l'époque, nous avons mangé pendant 2 jours.
Bon demain, c'est promis, je ne suis pas le vieux bougre qui se tourne vers son passé et je vais vous raconter la ''bonne bouffe'' que j'ai préparée le jour où ma future femme venait à la maison.
01:38:13 . 17 Nov 2007

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